Conseils pour nourrir les oiseaux en hiver

Il ne faut suppléer à l'alimentation des oiseaux que quand c'est nécessaire, donc pas en été et certainement pas à l'époque de la nidification, car une alimentation non adéquate ou peu variée peut perturber la croissance des oisillons.

Quand les oiseaux ne trouvent pas de nourriture, c'est-à-dire en hiver quand il neige ou pendant de longues périodes de gel, on peut alors suppléer à leur alimentation. Il faut bien sûr déposer la nourriture sur une surface déneigée, ou éventuellement dans une mangeoire prévue à cet usage.
Quand il neige il n'est pas nécessaire de donner à boire car les oiseaux s'hydratent en picorant la neige. S'il n'y pas de neige mais qu'il gèle, mettez de l'eau dans un plat ou une assiette profonde en prenant soin de recouvrir le récipient d'un treillis à larges mailles ou d'un pot à fleurs renversé de manière que les oiseaux puissent boire mais pas se baigner car l'eau gelée sur leurs plumes les empêche de voler. Renouvelez l'eau plusieurs fois par jour, ou évitez que l'eau ne gèle en réchauffant l'abreuvoir au moyen d'un élément électrique de ± 16 Watt. (De tels éléments se vendent dans les commerces spécialisés pour animaux).
N'ajoutez rien à l'eau, surtout pas de sel car cela ne ferait qu'accroître la soif et de plus provoquerait des problèmes intestinaux.

Encore un conseil aux amis des oiseaux qui habitent près d'un parc où vivent des canards et des oies: pour les approvisionner en eau sans trop épancher, utilisez un récipient avec couvercle, par exemple un petit seau à mayonnaise vide.

Au travail dans le jardin.

Les jours rallongent et le temps est venu de préparer le jardin pour l'été. Mais avant de commencer il y a des précautions á prendre : examinez bien tous les coins et recoins de votre jardin en tenant compte que certains animaux ont pu y hiberner dans l'un ou l'autre endroit sans avoir déjá capté les prémices du printemps. Certains sont encore plongés dans leur engourdissement dans le tas de compost de l'année derniére, comme les hérissons par exemple. Assurez-vous donc que le compost n'est pas habité avant de l'éparpiller ou d'y planter une fourche. Il arrive trop souvent que des hérissons gravement blessés par des coups de bêche ou de fourche soient déposés dans un asile pour oiseaux ou pour h'rissons.

Il y a ensuite les travaux d'abattage et d' élagage des arbres et des arbustes qu'il vautmieux effectuer avant l'apparition du feuillage, ce qui permet de limiter le volume des rebuts, mais surtout de voir s'il a déjá des nids. Si vous entreprenez ces travaux quand les arbres et les buissons sont feuillus, assurez-vous qu'aucun nid n'est caché quelque part. S'il y a un nid et qu'il est occupé, sachez que la Loi sur la Faune et la Flore interdît de le retirer ou de le perturber, même si vous êtes en possession d'un permis d'abattage. En résumé : avant d'entreprendre des travaux d'abattage ou d'élagage, inspectez toujours minutieusement les arbres et les arbrisseaux. Cela évitera bien des miséres aux animaux, de l'excés de travail pour les centres d'accueil, et pour vous d'éventuelles poursuites judiciaires ( voir article 11 de la Loi sur la Faune et le Flore ).

Guus, le faisan chanceux.

Comment une sortie paisible peut prendre une tournure exceptionnelle. Le dimanche 1er mars, vers 16h30, nous roulions de Bergeijk à Eersel pour aller y manger des crêpes. Soudain sur notre droite, un coq faisan se précipita sur la route. Ne pouvant freiner brusquement car une auto nous suivait, j’ai tenté d’éviter le faisan. Hélas, il y eu un choc, puis plus rien. Comme nous ne pouvions pas nous arrêter à cet endroit, nous avons continué notre route jusqu’à la crêperie. Là, j’ai examiné l’avant et le dessous de l’auto et n’y ai trouvé aucune trace d’une collision avec la faisan : ni plumes, ni sang, rien. Après avoir bien mangé, tout en étant mal à l’aise, nous avons pris la route du retour pour Eindhoven. Alors que nous approchions de la maison, on sentit une odeur de roussi provenant, pensions-nous, d’une cheminée d’un feu ouvert. Mais l’odeur devenait de plus en plus persistante. A la maison, j’ai décidé d’examiner la voiture et en ouvrant le capot du moteur, j’y ai découvert, à ma stupéfaction, un tas de plumes. Comme il faisait déjà nuit, j’ai pris une lampe torche pour mieux voir, et, ho surprise, j’ai trouvé là le malheureux faisan, coincé entre le radiateur et le bloc moteur. J’étais effaré…mais, en y regardant de plus près, il me semblait que l’oiseau, bien que coincé ainsi depuis plus de trois heures, respirait toujours … il serait donc encore vivant ? Pour m’en assurer, j’ai sifflé et le faisan a réagi en clignant des yeux. Que faire maintenant ? Appeler l’ambulance pour animaux était la seule solution.

Les ambulanciers sont venus et nous leur avons raconté notre histoire rocambolesque en leur montrant le malheureux faisan coincé dans sa position inconfortable. Nous n’avons jamais vu ça, fut leur réaction Mais comment le tirer de là ? Les ambulanciers se penchèrent avec compassion sur le pauvre oiseau et tentèrent de le libérer en le poussant vers le bas du châssis pour le faire passer par où il était entré. Mais l’opération échoua, car le faisan se rebiffait. On essaya alors de l’extraire par le haut, en le faisant passer entre les bottes de câbles. Après plusieurs tentatives infructueuses, le sauvetage réussit enfin. Une fois sorti, le faisan battit vigoureusement des ailes, ce qui était un bon signe. Il avait le bec endommagé et plusieurs plumes de sa queue cassées. Le moteur gardait lui les traces du drame : du duvet, des plumes, des goûtes de sang et une marque de roussissure. L’ambulance amena le faisan au centre d’accueil pour oiseaux d’Eindhoven. La question était de savoir s’il n’avait pas trop de lésions internes pour survivre. Deux jours plus tard, le gérant du centre d’accueil nous téléphona pour demander où nous avions happé le faisan. Ce dernier avait retrouvé ses forces, et, « quand je l’approche, il fait des bons en l’air de 2 mètres », annonça le gérant. « Nous voulons le relâcher le vite possible à l’endroit où il a été happé ». Ce qui fut fait dès le 3 mars. Le faisan revole et court dans son domaine, enrichi d’une excursion en voiture et d’une expérience de vie.

Paul & Trees Houben,

Eindhoven.

Photo du haut:
Une des volières de notre centre d'accueil en hiver.


Select your language:

Nederlands
Deutsch
English

© 2005 SVRE.